52 défis pour 2016 : défi n°6 Savoir dire je t’aime

Je tente toujours de rattraper mon retard dans les défis proposés chaque semaine par Sunny bien que celui de la semaine en cours ne me plaise guère puisqu’il s’agit de sport 😉 et j’aborde donc le défi n°6 qui est de savoir dire je t’aime. 

Je l’ai rempli très vite puisque j’ai écris quand il est paru un message à ma soeur lui disant combien elle compte pour moi et que je l’aime. J’ai laissé tombé pour l’occasion notre hashtag-signature qui dit qu’on s’aime sans le dire.

Mais ce défi m’a fait énormément réfléchir.
Car si au quotidien je dis à mes filles combien je les aime, si je rabâche à mon mari depuis 15 ans des « je t’aime » à longueur de journée, je viens d’une famille où l’on ne parle pas de sentiments, où l’on ne dit simplement pas les choses.
Nous parlons de tout et rien mais câlins, bisous et mots d’amour n’ont pas bercé mes journées.
Je sais que mes parents m’aiment, que je compte pour certains de mes frères et soeurs. Mais je sais aussi combien parfois ces choses me manquent.

J’ai déjà ressentie une pointe d’envie peut-être de la jalousie en voyant des parents prendre leurs enfants dans leur bras alors qu’ils avaient plus de 15 ans, en écoutant une amie me parler de sa sœur, leur relation fusionnelle et tactile, quand une connaissance dit à ses parents qu’elle les aime….Oh cela ne m’empêche pas de vivre ou d’être heureuse, je ne le ressasse pas chaque jour qui passe. Mais j’ai un besoin d’amour que je comble peut-être trop avec mon mari et mes filles. Et cela influe tout de même sur mes actes.
J’y pense parfois, assez régulièrement malgré tout. Et j’avais rempli ce défi avant même qu’il ne soit proposé!

C’était la veille de mes 30 ans. J’ai ressenti un besoin plus fort encore que d’ordinaire.
Le week-end avait été éprouvant, rempli de surprises, de mauvaises pensées et de bonheur.
Mon père m’a prouvé indirectement comme à son habitude combien il m’aimait. Quand je l’ai su j’ai eu envie de le rejoindre, pousser la porte de la chambre et me jeter dans ses bras. Mais je n’en ai rien fait. Par peur d’un rejet? Par manque d’habitude? Par crainte de choquer? Je n’en sais rien. J’ai juste tout gardé en moi et laissé coulé des larmes dans les bras de mon amoureux.

Ce besoin refoulé a grandit et le dimanche soir j’ai pris mon téléphone et écris un SMS. C’est toujours plus facile pour moi par écrit. Je suis revenue sur tout ce qui était arrivé, je l’ai remercié comme j’ai pu et j’ai terminé par ces quelques mots : « Je t’aime papa ».

J’avais une boule dans la gorge et j’appréhendais la réponse mais j’étais heureuse d’avoir fait cela avant mes 30 ans oui même si il était 23h59 la veille de mon anniversaire. Comme si j’avais atteint un objectif personnel bien que je ne me l’étais jamais formulé.

Je ne sais pas si je le referai un jour, si j’oserai lui dire les yeux dans les yeux au moins une fois. Car cela reste une chose qui ne se fait pas chez nous.
Bien que sa réponse m’ait émue aux larmes : à tout juste 30 ans, par un simple texto, j’ai fait pleurer mon père.

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